Qui veut détruire le stade Léo Lagrange ?

Usage privatisé du stade Léo Lagrange.Actuellement, à Paris et en Île-de-France, de nombreux stades et espaces verts sont la cible d’opérations immobilières. Il s’agit de les raser pour construire à la place des immeubles de logements destinés à favoriser l’accueil des populations précaires tombées dans la misère en quelques décennies. Exilés de la province oubliée (Hauts-de-France, Austrasie, Centre Val-de-Loire, Grand Sud-Ouest…), et parfois aussi d’ailleurs, populations aux abois, réfugiés politclimatiques qui fuient les guerres et les cataclysmes.
Mais il y a de meilleures solutions que détruire les stades, alors de nombreuses associations se créent pour s’opposer à la destruction de ces espaces sportifs aérés, précieux à l’équilibre physique et mental des populations qui s’y rendent régulièrement pour se ressourcer, et survivre encore un peu au quotidien dans un milieu urbain de plus en plus agressif. Les plus dynamiques de ces associations peuvent espérer retarder mécaniquement le saccage début des  travaux, par des recours déposés par des avocats, et « tenir tant bien que mal »
jusqu’aux prochaines échéances. Hélas le type de projet auxquels elles doivent faire face « enjambe » mandats  et quinquennats aussi facilement qu’avec des bottes de sept lieues (septennat), ce qui joue en défaveur du citoyen et favorise le flou, et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup…

Défiance justifiée

Alors quand l’affichage administratif, pour ceux qui ont le temps de lire les pancartes jaunes à la croisée des carrefours dangereux en rentrant du travail (quand elles ne sont pas arrachées à la sauvette par de mystérieux délinquants collectionneurs) informe de la modification du PLU ou du début des travaux d’arrachage des arbres, il est généralement trop tard et il faut résister à la tentation d’aller se coucher devant les tracto-pelles. Flashball pour les yeux, Lacrymo pour les poumons et matraques pour la forme — c’est arrivé — : ce n’est pas parce que vos enfants utilisent le stade et que vous sortez en famille pour protester contre la destruction de cet équipement public que vous n’allez pas vous en prendre un coup, au contraire, par hasard.


Maintenant, c’est plus comme avant.

Le temps est venu des projets imposés, des idées interdites, des mots détournés de leur sens, des phrases qui ne veulent rien dire, des bonnes solutions qu’on évite avec soin, des référendum compris à l’envers, des enquêtes publiques dont on se moque du résultat, des dialogues dont on sait bien qu’il ne sortira rien, des questions non posées, du 49.3, du mensoinge les yeux dans les yeux, de l’incompétence, du déni, et cela dans tous les sens, à qui mieux mieux : le temps du gafouillage. On n’imagine plus d’empêcher la destruction d’œuvres ou de bâtiments dignes de figurer au patrimoine de l’Humanité (église Ste Rita dans le 13ème), et retarder deux mois les bulldozers devient une immense victoire contre les ténèbres.

Pourtant, de courageuses  petites associations relèvent le défi :
s’organiser contre des projets mortifères, rassembler des adhérents courageux et téméraires, essayer d’amasser des fonds pour missionner des avocats, communiquer. (maintenant —par rapport à avant—c’est encore pire : les recours déposés devant le tribunal administratif ne donnent plus systématiquement lieu à une suspension ou à un report (du début) des travaux de destruction.
–  se rassembler : toutes ces associations se défendent en (dés)ordre dispersé, le fameux syndrome d’orgueil associatif. Elles sont incapables de se fédérer pour parler d’une même voix, ou plutôt ça ne marche pas comme ça devrait.
–  Trouver des solutions pour s’opposer à des projets menés par des responsables qui s’acharnent à détruire l’environnement et les biens collectifs, à briser le quotidien et l’avenir parfois avec brutalité, alors qu’ils ont été élus précisément parce-qu’ils promettaient d’en faire leur premier combat.
Au niveau associatif, essayer de participer est devenu difficile, voire perdu d’avance. Le combat se déplace ailleurs, pour se régler dans les urnes, en fonction de l’expérience acquise sur le terrain… Mais là encore et peut-être même encore plus qu’ailleurs la question se pose : conditionnement, formatage et manipulation ont-ils transformé le peuple libre en troupeau de moutons, ou d’ânes ? Attention, ce n’est pas la même chose : le mouton se fait tondre et en redemande, tandis que d’une ruade libératrice, l’âne à bout de patience peut vous faire passer l’envie de continuer.  On saura bientôt.

Destruction du stade Léo Lagrange : quelques remarques

Dans le meilleur des cas, pour les utilisateurs actuels, s’entraîner sur le stade sera devenu compliqué voire dissuasif, puisqu’il y aura beaucoup plus de monde sur beaucoup moins de surface.

Voies d’accès, parking, logements, commerces, services, arbres, pelouses et allées, piscine, tribune géante, patinoire, clubs house, etc. Magie ? Non. En entassant tout, la mairie vient d’inventer le premier centre sportif vertical enfoui au monde.

Orgueil que prétendre améliorer l’existant : le mieux est l’ennemi du bien. Fourmilière, sécurité, couloirs d’accès, issues de secours, climatisation, maladies respiratoires, entretien : qui va payer ? Et on ne parle pas la crue centennale.

Quand on aura rasé tous les stades pour construire des barres d’habitation, on se rendra compte que ce n’est pas suffisant. Alors on rasera les cimetières. Puis les bibliothèques. Puis les fastfood. Non, pas les fastfood. Les écoles, alors ?

Détruire le stade ? quel que soit le prétexte, pas question : piste de kart, déchetterie, centre commercial, complexe administratif, logements, discothèque, bar à vins, ferme hydroponique, c’est exactement la même chose. Non.  

Le Centre sportif Léo Lagrange servira d’exemple : a-t-on écouté (respecté), ou ignoré (méprisé) la population ? Il y a de nombreuses solutions alternatives qui respectent tout le monde et la démocratie n’impose pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Lieu de détente de toutes les générations depuis 1930, le stade Léo Lagrange est exceptionnel, respectons le. Il appartient à tous.
Ci-dessus (en haut de page) et ci dessous, Le projet de la mairie du 12ème, qui évolue sans évoluer. Une barre géante avec des passages et des petites tours crée une frontière tout le long du boulevard entre Paris et le bois de Vincennes. Le stade devient invisible, privatif, inaccessible, à l’usage exclusif des futurs occupants du nouveau quartier. Réduit de 60% de sa surface, il y aura moins d’équipements. Les milliers d’usagers actuels auront perdu leur stade et devront aller s’oxygéner ailleurs. Pourtant, rien ne justifie de privatiser l’usage collectif d’un bien public.

Dans les dernières représentations de l’enquête publique, on à l’impression d’un agglomérat confus de cabanes empilées qui fait penser à un lendemain de tsunami. Rarement le vide architectural n’a résonné si fort, à tel point que sur certaines vues, les arbres cachent les bâtiments !!!  Une démonstration virtuose de médiocrité, d’arrogance et de suffisance. Quelle confiance peut-on avoir quand on vous impose un projet non budgétisé, sans image ni visualisation, et dont la faisabilité repose au préalable sur le stratagème de l’organisation du déclassement d’un site classé ?

Intégration du projet sur des vues réelles.
La projection du projet municipal sur une vue 3D isométrique Google permet de voir l’emprise future réelle des barres sur le stade actuel en particulier sur le terrain de foot et les équipements Cardinal Lavigerie. Le terrain de boules a disparu, remplacé par le terrain de foot. D’autres terrains ont disparu. Au fait, on ne parle plus des vestiges des fortifications
Le niveau zéro de l'architecture
Voici à quelques étages près ce qui nous attend ! La longueur, hélas, est exacte. Le bâtiment déjà existant a été laissé visible en haut pour permettre d’apprécier la taille réelle du projet.

Historique de l’association IFSLL

Ce qu’il faut savoir. Le 10 décembre 2014, on apprend lors d’une réunion d’information à la mairie du 12ème le projet de démantèlement du Centre Sportif Léo Lagrange situé Boulevard Poniatowski, à Paris. Rasé, et reconstruit 50 mètres au sud. Les arbres arrachés, l’offre sportive amputée des terrains de basket, de boules, tennis et autres équipements. D’origine, il restera juste le gymnase. Le stade aura perdu 60% de sa surface.
Mais pourquoi déplacer le stade de 50 mètres ? Réponse : on veut construire, dans l’espace de 50 mètres ainsi dégagé  tout le long du boulevard, une barre de logements ! (OUI MAIS!!!)

déjà des arbres ont été tronçonnés discrètement, petit à petit
Pour mémoire, avant, c’est à dire aujourd’hui, voici une vue Google du stade Léo Lagrange et des installations sportives du Cardinal Lavigerie. Vous pouvez jouer au jeu des 7 différences.

Une barre ?!

Mais, on n’est plus dans les années 50 ! Et… Et Les installations sportives du Cardinal Lavigerie ? Eh bien, elles disparaitront, tout simplement remplacées par une étrange et complexe annexe de bureaux et services.

https://www.facebook.com/mon.quartier.ponia?fref=nf
Page d’accueil du Blog Mon Quartier Comme Je l’Aimeu ouvert courant janvier 2015 et qui est à l’origine de l’information sur le projet de destruction du stade Léo Lagrange. Depuis, le site s’est enrichi au point de devenir un véritable répertoire, un catalogue d’idées, de remarques et de contre propositions offerts au tout venant, pour l’instant encore en libre accès mais ces choses là ne durent qu’un temps. Profitez-en allez voir et prenez de la graine.

   Des milliers de sportifs vont perdre leurs équipements de proximité, les jeunes n’auront plus d’endroit arboré et agréable pour se retrouver, les travaux vont durer 3 ans minimum, on ne sait pas avec quel budget d’ailleurs, mais la mairie veut commencer avant la fin du mandat… Début 2017, on n’est pas sûr de revoir les arbres reverdir.

 

Parmi « les-gens-qui-sont-au-courant », tout le monde n’est pas sûr que la situation soit extrêmement urgente ni qu’il faille s’organiser pour réagir.
C. M., résidente du quartier, en est quant à elle convaincue et diffuse en janvier 2015 l’info sur son blog. Quelques mois plus tard, cinq personnes résidant à proximité réagissent à ses appels : les conséquences du projet municipal s’imposent maintenant dans leurs esprits, multiples et évidentes, tout comme elles m’avaient sauté aux yeux un certain 10 décembre 2014. Il y a urgence. Le démantèlement du stade sera également celui de nos vies au quotidien, nos enfants ne pourront plus faire du sport à proximité, ils n’auront plus qu’à traîner en bas des nouveaux bâtiments. Si on ne dit pas non, le quartier est mort à court terme. Tel est le projet municipal. Certains partent perdants (ou plutôt certains perdants partent) : « ce n’est pas grave, personne ne s’en souciera, on aura tous déménagé » C’est vrai ça, d’ailleurs, car depuis, ceux qui disaient ça, justement ont déjà pris la tangente, vendant leur appartement à perte !

A quoi bon ?

Oui, à quoi bon ?
Oui, à quoi bon ?


D’autres, tête baissée, impuissants, les aquoibonistes, grognent tristement contre les « cervelles vides des dirigeants », « la fuite des cerveaux », « l’esprit du temps« , « ce temps qui ne dure que cinq ans« , « vivement 2017 », « c’est comme ça ». Mais, pourquoi attendre, mieux vaut participer, le seul combat qu’on est sûrs de perdre c’est celui qu’on ne mène pas. Résultat, Août 2015 : création de l’association IFSLL (Il Faut Sauver Léo Lagrange), « avec pour objet fondamental de s’opposer au projet de réaménagement du Centre Sportif Léo Lagrange. Pour cela, l’association utilisera tous les moyens légaux » (voir Statuts). Missionner un avocat compétent pour déposer un recours et retarder le début des travaux. Financer notre action par les adhésions à l’association. Le Conseil d’administration comptera statutairement 9 membres. 9 membres, c’est démocratique, « citoyen », ni trop, ni trop peu. Par hasard mais pas Zadiste.

une procédure en bonne et due forme
Statuts, attestation d’hébergement, journal officiel, liste des dirigeants, récépissé de déclaration de création, 25 juin 2015, tout y est !

Quelques mois pendant lesquels les premiers futurs adhérents suivent la gestation en temps réel et s’inscrivent déjà via le blog de Carl M., Présidente.

Bon boulot
Ces tracts d’information ont été jugés trop vindicatifs. Paix à leur âme.

   Dans le même temps, les documents, tracts et plans s’accumulent mais ne plaisent pas à tous les membres du bureau ! L’avocat que nous rencontrerons la semaine suivante donnera son avis : « c’est un appel, ils sont très bien, ces tracts ».

Pas si maladroit que cela !
L’exemple de ce qu’il faut faire ? En tout cas, ça marche ! Et ces tracts distribués sur le marché aux puces ou au pied des immeubles ont permis à bien des gens de découvrir les tristes projets de la municipalité.

L’embrouille

Alors que nous étions d’accord et que des habitants du quartier ont déjà adhéré à l’objectif de l’association, certains membres du bureau commencent à douter : « Il faut se défendre, surtout les arbres ! » « Il va être refait, pas détruit... » « Si on dit détruit, ça ne va pas plaire à la mairie » Ben oui, mais justement le but de l’association n’est pas de plaire à la mairie. Le stade va être refait ? Pourquoi refait ? Il est très bien comme ça. Et avec l’argent des impôts ? Quand on n’a pas d’argent, on ne le gaspille pas. On vient de refaire la pelouse synthétique, ce n’est pas pour tout détruire deux ans après ! » Car le résultat prévu, c’est 60% de surface d’équipements en moins, un stade devenu invisible, caché derrière les barres,  privatisé de fait et des utilisateurs qui se retrouvent à la rue.

Détruit ? Pas détruit ?

   Quand, à un moment, les arbres seront arrachés, et les terrains rasés, quand, à un moment, il n'y aura plus que des bulldozers, des grues, des niveleuses et des camions, à ce moment là, il faudra bien l'admettre : oui, le stade est détruit.
Dévalorisation des appartements
Au plus près de la réalité : on a le projet de la mairie, on l’intègre sur une vue satellite dans la même perspective. On trouve un repère pouvant servir d’échelle, pour la compréhension. Et on peut réfléchir à ce qui va s’installer sous nos fenêtres. C’est sûr, le vis à vis et l’ensoleillement vont en prendre un coup et les appartements dévaluer ! Plus question de vendre chez « sans vis-à-vis .com » ! Exemple parfait de tract qui permet de comprendre la réalité, ce qu notre secrétaire exècre.
glissement-du-centre-d-interet
Au début le projet municipal prétextait de vouloir rapprocher Charenton-le-Pont de Bercy. à notre connaissance (à vérifier) aucune demande de modification de Zone UGSU n’a été déposée. On n’a vu aucun budget non plus. Au fil du temps, on a oublié la préoccupation d’origine et on s’acharne sans retenue sur le stade Léo Lagrange. On en est à modifier le Plan Local d’Urbanisme ! Qui soutiendra que ce n’était pas prévu dès le premier jour ? On ne parle plus ni de Charenton-le-Pont, ni de Bercy. Manipulation. Communication et manipulation. IFSLL le prouve avec cette infographie.


Le terme destruction peut froisser certaines oreilles. Mais on s’étonne quand ces oreilles se trouvent au sein du bureau d’une association qui souhaite « s’opposer au projet de réaménagement du Centre Sportif Léo Lagrange et pour cela, utiliser tous les moyens légaux ».
Le terme destruction serait-il devenu illégal au point qu’on ne puisse pas l’employer dans notre propre association ?

L’association, pour atteindre son objectif, doit analyser, argumenter, informer. Alors pourquoi cette détestation des infographies aident à comprendre que le projet réel était en réalité de s’attaquer, depuis le début, au stade Léo Lagrange ! Un dossier de modification de la zone UGSU (Zone Urbaine de Grands Services Urbains) a-t-il été déposé concernant le premier projet (Zone Charenton-le-Pont/Bercy) ? Depuis quand et avec qui les travaux sont-ils envisagés sur le Centre Sportif Léo Lagrange ?
Autant de questions auto censurées par des membres du bureau qui jouaient double jeu et finissent par abaisser leurs cartes  : ne rien dire qui déplaise à la mairie et nous faire perdre du temps. Mais alors, pourquoi avoir participé à la création d’une association dont l’objectif est de s’opposer au projet de la municipalité ?

S.O.S. Objectif !

   IFSLL, avec un objectif clair écrit noir sur blanc dans des statuts déposés à la préfecture, a conscience de n’avoir pas de temps à perdre  et souhaite réagir, dialoguer et répertorier l’ensemble des solutions alternatives qui ont échappé aux responsables.

La plaquette de présentation d’IFSLL est un document compact qui se plie en 3 volets verticalement. Il comporte tous les éléments nécessaires à la compréhension et à la prise de contact. Mot de la présidente, caractéristiques du Centre sportif Léo Lagrange , problèmes soulevés et action engagée par IFSLL. Bulletin d’adhésion avec inscription Newsletter, liens site IFSLL et sites amis.

 

 

Plaquette de présentation IFSLL,
Au recto, deux grandes vues panoramiques isométriques permettent de voir le site actuel + une simulation réalisée par IFSLL d’après les documents édités par la municipalité. Sur la droite, en haut on peut juger de l’occupation de la surface au sol, la vue du milieu est le projet de la mirie, en dessous sont visualisées en pourcentage de couleur la nouvelle répartition des surfaces. Le stade sera emputé de 60% ! il restera 10% intact. Le reste sera un terrain de foot et une grande tribune avec 1 ou 2 courts de tennis. Les jeunes n’auront qu’à aller s’entraîner ailleurs.

Téléchargement du pdf de présentation
PLAQUETTE 2016  IFSLL

Les formalités administratives ne sont pas encore réglées. Nous ( présidente et vice président) rencontrons enfin un avocat correspondant à nos attentes, et disponible pour défendre le stade Léo Lagrange. Nous tairons son nom ici, pour n’influencer personne. Il nous propose une stratégie limpide. Les autres membres du bureau ont quant à eux depuis longtemps trouvé chaussure à leur pied, en l’occurrence un(e) avocat domicilié à quelques 550 Km officiant pour une autre association livrant un combat similaire, mais l’éloignement est problématique, on comprend pourquoi. Ils ont également déniché en 5 minutes un second devis, voici la méthode qui peut dépanner : vous prenez un annuaire, les pages jaunes, ouvrez à a,v,o,c,a,t, je sais c’est dur, et là ou votre doigt s’arrête sur des chiffres vous les tapez sur votre smartphone et voilà, il n’y a plus qu’à demander un devis. Pas fanatique de la procédure, je tenais au contraire à éliminer tout hasard , c’était donc chose faite.

Oui mais…

Des convocations minutieuses.
De tels documents ne sont pas rédigés par hasard. Il y a toujours une intention.
Par exemple, les dates d’envoi de la convocation et celle de la réunion. Comment se rendre disponible au dernier moment ?

   Le lendemain de notre entrevue avec cet avocat, dans le 8ème arrondissement, la secrétaire d’IFSLL, pour une raison inconnue, improvise (mais c’était calculé)  la tenue d’un Conseil d’administration « à la demande de la majorité des membres du bureau« ,  pour « procéder à la réélection du bureau« . Elle ne supporte pas le fonctionnement démocratique associatif et impose tout à sa façon. (Exemple : « Si j’avais su faire un logo on aurait pu en mettre un mais là, je préfère pas« . ) Nous lui/leur signalons l’aspect non conforme des convocations, rien n’y fait. Les quatre membres du bureau, plus obstinés que des mules du Nebraska, alors qu’ils ont les statuts sous le nez tiennent purement et simplement comme prévu leur Conseil d’administration et se redistribuent les rôles, qui présidente, qui vice-président, qui secrétaire, qui trésorier, programmant dans la foulée une assemblée générale extraordinaire le mercredi 28 octobre 2015, avec rien de moins à l’ordre  du jour que la modification des statuts, en particulier l’objectif de l’association !

   Si nous ne faisons rien, les personnes qui ont adhéré à l’association parce que l’objectif répondait à leur attente seraient fondées à se retourner contre nous.

Il faut réagir : trop c’est trop. Les adhérents nous ont fait confiance et nous devons leur rendre compte. Nos anciens amis (!) ont-ils le droit, oui ou non, d’agir ainsi, et comment faire en sorte de revenir à l’objectif  de l’association : empêcher le démantèlement du stade Léo Lagrange. Nous contactons donc un (autre) avocat spécialiste en la matière. La réponse, ici résumée, tant les irrégularité sont légion, est on ne peut plus claire :

  • L’élection aux fonctions de présidente dont se prévaut (la secrétaire) est nulle et de nul effet.
  • et l’assemblée générale extraordinaire du 28 octobre 2015 ne doit pas se tenir.

La secrétaire n’ayant pas informé (avant lundi 26 octobre 2015) les adhérents de l’annulation de l’assemblée générale extraordinaire ainsi que du rétablissement dans leurs droits de la présidente et du vice-président, nous donnons pour mission à cet avocat d’agir judiciairement…

ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnait

mardi 27 octobre 2015… Hallucinant ! Ils n’ont pas annulé leur Assemblée Générale Extraordinaire et ils vont faire déplacer tous les adhérents, tout en sachant parfaitement, éhontés, grâce à un courrier de notre avocat, que l’A.G.E. est par avance nulle et non avenue. Dingue.
Il est clair désormais que nos ex (faux)amis ont pour but et réussissent à nous faire investir nos ressources dans un combat interne plutôt que dans la lutte contre le projet de la mairie du 12ème arrondissement, reléguée au second plan et peut-être même plus loin encore. Mission accomplie, messieurs dames. N’ont-ils donc jamais eu d’autre but que celui de faire échouer IFSLL ? Il y a toujours un moment où ceux qui avancent masqués doivent abattre leurs cartes. Maintenant c’est fait, nous savons.


mercredi 28 octobre : A.G.Extraordinaire.
Il y aura un après.

18:25 Eh bien voilà, on y est. Assemblée Générale Extraordinaire… Il fait déjà nuit, c’est déprimant, un peu comme l’avenir du stade. Nous nous dirigeons vers le sinistre minuscule préfabriqué, surplombé par un immeuble récent d’une mocheté rarement atteinte : il n’y a plus de respect. Une insulte architecturale, une provocation sociétale. Comment voulez-vous que les gens ne deviennent pas fous, quand on les loge là-dedans ? Ou quand on leur construit ça sous le nez, à la place d’un ilot de verdure ? Difficile d’imaginer comment on a pu réaliser un tel édifice en plein dans une zone qui aurait dû être protégée, l’extrémité du bois de Vincennes, jonction avec la ville. Quand on pense qu’on est au 21ème siècle. Ce bâtiment planté en 2010, (de mémoire), à l’entrée de la pelouse de Reuilly, a dû servir de test pour savoir si les gens allaient protester. Non, ils n’ont pas eu le temps, accaparés qu’ils sont par la survie de tous les jours. Et ce n’est pas pour critiquer ceux qui peuvent se permettre de protéger les jolies architectures de leur quartiers tranquilles ! Qui voudrait qu’on construise un tas de tôle en face d’un admirable immeuble en pierre de taille. On protège bien le littoral, pourquoi ne protégerait-on pas les beaux quartiers ? Et pourquoi ne protégerait-on pas un centre sportif dont le seul défaut est le cumul des qualités ?
L’instant est terriblement symbolique. Quelle ironie du sport que cette assemblée générale extraordinaire provoquée par 4 personnes qui s’apprêtent à saborder une petite association se tienne justement là où il ne restera rien, car c’est le terrain de boules en premier lieu qui va être rasé , remplacé par le terrain de foot qui va être « détruit et reconstruit 50 mètres plus loin! ( Véridique). C’est de cette façon, dans cet ordre, que les travaux de démantèlement du stade Léo Lagrange vont commencer. Cette information nous a été délivrée lors de la visite du centre sportif Léo Lagrange organisée par la municipalité début 2015.
Ici, quelques très beaux arbres ont déjà été tronçonnés.
Quand on pense qu’il paraît que quelque part là dessous il y a des vestiges archéologiques ! Les fameuses fortifications. Et là bas, à l’entrée du stade, cette magnifique mosaïque des anneaux olympiques. Si elle survit aux travaux, on pourra venir y déposer des gerbes de fleurs « à la mémoire du stade Léo Lagrange ». On n’a pas plus peur de détruire des vestiges archéologiques que des arbres à oxygène ou que le lieu de détente quotidienne de milliers d’utilisateurs de toutes provenances et générations confondues.
18:30. Tiens, ça a commencé : la secrétaire est déjà en train de se faire apostropher par une personne extrêmement mécontente. Notre présence n’est pas validée sur une liste. Nous distribuons de petits imprimés expliquant que cette réunion ne devrait pas se tenir, mais que par obligation on est venus, puisqu’en fait on est théoriquement présidente et vice-président de l’association… il y a grand maximum vingt personnes. Que s’est-il dit avant notre arrivée ? La tension est palpable. Après quelques minutes confuses, la secrétaire choisit de surprendre dès la première phrase de son allocution : elle et ses amis démissionnent.

Ci-dessous, un résumé succinct de l’Assemblée Générale Extraordinaire, rédigé par C.M., présidente légitime d’IFSLL.

– Une feuille de présence amenée par (la secrétaire) a circulé – sur laquelle d’ailleurs nous n’avons pas été invités à signer (le vice-président, sa compagne, ni la présidente). Néanmoins (la secrétaire) a produit un p.v. de cette A.G.E.. Aussi incorrect et irrecevable que les autres.  Mais elle n'était plus à cela près.
 – Nous avons distribué aux personnes présentes (qui n’avaient en majorité pas reçu notre information) le dossier que nous avions constitué pour expliquer la situation (qui n’a pas été lu immédiatement bien sûr).
 – (la secrétaire) a fait une déclaration selon laquelle, par notre faute, et malgré tout ce qu’ils ont fait pour l’association, ils se sentent obligés de la quitter… et d’en créer une nouvelle en concurrence.
 A l’évidence en espérant récupérer un maximum des adhérents qu’ils laissent presque « orphelins » entre nos mains, vu la façon dont les choses ont été présentées.
 – (la secrétaire) m’a remis « officiellement » (mais sans l’ouvrir) une enveloppe contenant des bulletins d’adhésion « papier »(j’ai déjà constaté quelques absences dans la numérotation) et en prétendant m’adresser le reste (adhésions en ligne) ultérieurement.
 – Puis elle a quitté la salle (avec sa fille en bas âge dans la poussette, qu’elle avait sans doute emmenée avec elle dans le but d’attendrir ?) nous laissant avec les 3 autres « associés » et les gens présents, dans une ambiance pour le moins houleuse et peu propice à la sérénité des débats...

La suite est ponctuée d’accusations éhontées, d’exclamations, d’éclats et d’interpellations. La vie associative c’est ça aussi, parfois, et la réunion finit par expirer, dans une sorte de retour à un apaisement confus, de délivrance, chacun étant soudain pressé de rentrer chez soi. Nous aurions préféré investir nos économies dans la défense du stade plutôt que pour régler un conflit interne. Perte de temps, d’efficacité, de crédibilité. Il fallait se défendre d’abord de l’intérieur. Maintenant nous allons nous consacrer à notre objectif. Pas question de construire quoi que ce soit à la place du stade.

Ici prend fin l’histoire de la création d’IFSLL.

Vous pourrez suivre l’actualité du stade et le travail d’IFSLL sur le site d’IFSLL, le blog mon quartier comme je l’aime étant plus généraliste. L’historique d’ifsll se trouve sur ce blog parce que à un moment, l’association IFSLL avait perdu le contrôle de son site, et qu’il fallait rester en contact avec les adhérents pour les tenir informés. Pour consulter cette page il faudra vous rendre dans la section archives du site d’IFSLL.

 H.P.M.S.,

vice président d’IFSLL



Information et contact : IFSLL


Éléments de réflexion…

Voici une vue aérienne du quartier. Elle fait ressortir par la couleur le rôle essentiel que joue le centre sportif Léo Lagrange de par son emplacement.

Donc, laisser ce stade serait vraiment la meilleure idée !
A noter : en jaune, les deux portions de périphérique qui devraient être recouvertes pour une meilleure pénétration de la végétation vers la ville, pour réduire les nuisances sonores et pour favoriser la circulation des masses d’air -ventilation- générée par l’espace miraculeusement préservé de la pelouse de Reuilly.

Utilité publique.

Le centre sportif Léo Lagrange est l’ultime et nécessaire transition entre la nature et la ville, le lieu où les gens se rencontrent et vivent ensemble. Imaginer de le démanteler n’est pas un bon signal.
Sur la droite de la vue satellite ci-dessus, on voit une partie du bois de Vincennes. Le centre sportif Léo Lagrange en est l’angle, le prolongement extrême qui pénètre dans Paris en enjambant le périphérique. Cette avancée de la nature dans la ville permet la ventilation de cette zone encastrée entre les voies ferrées, les grands axes et échangeurs hyper pollués, l’incinérateur d’Ivry…
Cet espace dégagé doit être préservé. ainsi que ses voisins, Paul Valéry, Bercy… Et tous ces petits squares peuplés de quelques arbres à l’ombre desquels les bébés font leurs premiers pas, confiants en l’avenir. Tous ces points de verdure de Paris et de la région Ile-de-France sont les derniers endroits où les gens se rencontrent et apprennent à « vivre ensemble » dans un esprit et autour des règles sportives, se reposent, s’amusent, décompressent, rechargent les batteries.

Symboles de la vie et de l’évolution, les stades relient passé, présent et futur, ils sont d’utilité publique et une fois rasés ils ne repoussent pas. Les raser c’est effacer l’histoire, casser le présent, voler l’avenir.

Ubuesque. Car même si, avec la meilleure volonté du monde, on sacrifie tous les parcs, jardins et stades pour construire des logements, services et bureaux, cela ne suffira quand même pas. Et il faudra reconstruire des stades, mais comme il n’y aura plus la place, alors on détruira des immeubles, etc.

   La solution est ailleurs. Déjà présente. Peut-être verticale. Pourquoi pas ? Cro-Magnon s’est bien redressé un jour, et depuis ça va un peu mieux. On sait que l’étalement (banlieues pavillonnaires, mégapoles) ne fonctionne pas. Des tours, mais au bon endroit. Certains pays construisent déjà des tours magnifiques dont les peuples sont fiers et les architectes… parfois français. Il suffit de vouloir.
Et quand on veut…

Encore une fois, Oui mais non ! (on n’en sortira pas). Car là où les autres réussissent, il faut que nous échouions. ça ne marchera jamais. Le sol ne sera pas stable, le vent ne soufflera pas dans la bonne direction, le ciment ne séchera pas, les rivets seront de mauvaise qualité et les plaques tomberont des façades, etc. Il faudrait demander à Donald Trump. On verra bien.

Franchement, la solution est ailleurs. Ailleurs ? oui, pas à Paris.

Construire pour enrichir pas pour priver

Non, il ne faut rien construire à la place du stade. Parce qu’il y a déjà le stade.

 Il faut construire là où cela crée de la richesse. Pas là où cela en supprime. Comment voulez-vous que des gens se sentent bien si on les installe dans des barres, ce concept d’après guerre qui a prouvé ses limites, en lieu et place d’un centre sportif auparavant utilisé depuis 1930 par des milliers de riverains, après avoir arraché tous les arbres, déplacé et réduit le nombre d’équipements et privatisé l’usage collectif de ce qui était un bien public ?  La pire erreur à commettre.

La chance à saisir, c’est qu’il existe (comme souvent) des alternatives. Attention : à première vue, on pourrait penser à l’ancienne Gare de la Rapée, elle aussi impactée par le projet municipal. Cet entrepôt semi désaffecté encore impressionnant, hélas rongé d’humidité, insalubre et pour le moins sous utilisé, confidentiel, pourrait être le socle et la vitrine de l’architecture responsable et humaniste de demain. Celle au service des gens, pour qu’il vivent ensemble et non les uns contre les autres.

Pourtant, il est dommage de détruire un élément du patrimoine historique, alors que des quartiers insalubres devraient être réhabilités d’urgence, alors que la province est dans l’état qu’on sait : quel gaspillage, quelle injustice, quelle provocation. On imagine la Mairie : Alors, on détruit quoi, en premier ? L’ entrepôt de frigidaires du XVIII ème siècle de la gare de la Rapée, ou le stade arboré utilisé au quotidien par des milliers de personnes depuis 1930 ? Le stade, ça fait plus d’électeurs, mais bon, de ce coté là c’est mort de toutes façons. Alors ? Et au niveau budget ?

Car au SUD-EST de Paris, le stade Léo Lagrange (1920) et la gare de la Rapée (1880) font partie de l’ensemble de témoignages de la grandeur passée que la mairie s’acharne à effacer ! Elle ne parle pas de réhabiliter les quartiers insalubres ! Elle préfère les laisser tels quels ! Raser le passé. Construire des barres ou des entassements ressemblant à des bidonvilles neufs (utilisation outrancière de plaques de tôle ondulée). Mettre des gens dedans. Et les habitants des quartiers insalubres ? On les oublie. Ils regardent. 

Il existe d’autres solutions plutôt que détruire le centre sportif Léo Lagrange, et elles permettraient d’embellir la ville, avec le bénéfice que cela apporte, les commerces, les emplois, la jeunesse, le fameux vivre ensemble. Le site d’IFSLL présente quelques unes de ces solutions. N’hésitez pas à le consulter régulièrement, et à donner votre avis.

 H.P.M.S.,

vice président d’IFSLL

Cette page a été créée (et reste) sur un blog satellite en activité à l’époque où le site officiel d’IFSLL était tombé sous l’emprise de la plume molle de ceux-qui-ne-souhaitent-pas-le-meilleur-pour-le-stade. (les connaisseurs en calligraphie savent que pour une écriture correcte il faut de la bonne plume d’oie, la bécasse ne donnant que des bavures)

Enquête publique : toujours rien du coté de la mairie. mais Il ne faut pas s’attendre à grand chose d’intéressant.

Et une info citoyenne, pour ceux que ça intéresse…

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7 réflexions sur “ Qui veut détruire le stade Léo Lagrange ? ”

  1. Bonjour.
    Nous sommes en pleine reconstruction de l’association IFSLL et de son site dédié, ce qui n’est pas une mince affaire !
    Nous devrons réunir une Assemblée Générale Extraordinaire pour reconstituer le Conseil d’Administration, de façon à recommencer à fonctionner de façon pleine et entière.
    Nous devrons notamment trouver 4 personnes de confiance pour les postes de Secrétaire, Secrétaire Adjoint, Trésorier, Trésorier Adjoint.
    Que les adhérents qui souhaitent s’investir pleinement et sincèrement dans cette belle aventure nous contactent sans tarder !

    Bien cordialement.
    Carole
    Présidente de l’association Il Faut Sauver Léo Lagrange.

  2. Chers membres actifs et ayant pour objectif d’empêcher le démantèlement effectif du stade,
    J’ai l’honneur de vous annoncer que je traite particulièrement le contentieux urbain qu’il existe entre les usagers du stade et les riverains, qui peuvent se rassembler dans votre association, et la Mairie.
    Étudiante en Master de géomatique à l’Université de Cergy, je serai heureuse de vous rencontrer, de discuter du projet, et d’apporter ma pierre à l’édifice à la mesure de mes moyens.
    N’hésiter pas à me contacter,
    Bien à vous,
    Anaïs

    1. Bonjour Anaïs.
      Vous pouvez nous contacter directement par mail sur :
      defense.quartier75012@yahoo.fr.
      Je vous communiquerai mon N° de téléphone et nous vous rencontrerons dès que possible avec plaisir !
      Merci pour votre soutien.

      Carole
      Présidente de l’association Il Faut Sauver Léo Lagrange

  3. Bonjour, je souhaite adhérer à votre association contre la destruction du stade, comment puis-je procéder ?
    Cordialement,
    frédérique Jacomin

    1. Bonjour, il suffit de télécharger ce document
      PLAQUETTE ASSOCIATION
      de remplir le coupon réponse et de le renvoyer par courrier avec un chèque à l’adresse indiquée.
      La procédure est rustique mais efficace.
      Les inscriptions en ligne reprendront dès que le site de l’association sera refait.
      (nos amis n’ont laissé qu’une page d’accueil…)
      Merci de nous soutenir, à bientôt.
      H.P.M.S.

    2. Bonjour.
      Vous pouvez nous contacter directement par mail sur :
      defense.quartier75012@yahoo.fr.
      Je vous adresserai un Bulletin d’adhésion et un exemplaire de la pétition qui continue à circuler.
      Merci pour votre soutien.

      Carole
      Présidente de l’association Il Faut Sauver Léo Lagrange

  4. Bonjour,
    tout cela me laisse perplexe.
    J’ai retenu qu’il n’y avait pas de réunion le 28/10 mais qu’il y en aura une autre bientôt.
    je vous suis toujours pour lutter contre ce projet.
    Cordialement

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On a décidé de détruire le stade Léo Lagrange pour construire à la place des habitations. Un nouveau quartier électoral. Mais non, cela n'explique pas que partout dans et autour de Paris les espaces verts et stades sont la cible d'opérations immobilières urgentes. Les défenseurs du patrimoine s'agitent avec succès pour être le plus inefficaces possible, subtile démocratie participative ! On laisse s'exprimer les gens pour les flatter et mieux les ignorer. On a le champ libre, les moutons sont biens encadrés. Oui, il y a eu enquête publique, referendum. Des ateliers même ! Tout le monde est d'accord pour détruire le stade. Bien sûr qu'on en tient compte ! Bon c'est pas tout, ça. Demain, on casse quoi ? Cimetières, bibliothèques, écoles, fast food ? Ya qu'à demander aux moutons à quoi ils tiennent. Mais les moutons ne tiennent à rien. Ils sont bêêê-êêêtes. Ils tremblent et répondent présent à l'appell. "Bê-ê-êêêtes, bê-ê-êêêtes, bê-ê-êêêtes…" Autant dire que le stade Léo Lagrange ne survivra que si on change d'équipe. Alors voilà, bravo les moutons.